Les États-Unis ont déploré mardi 1592 décès supplémentaires liés au coronavirus en 24 heures, un lourd bilan journalier qui n’avait pas été atteint depuis deux mois et demi, selon les chiffres à 20 h 30 locales (0 h 30 GMT) de l’université Johns Hopkins.

Le pays a par ailleurs de nouveau recensé plus de 60 000 cas d’infection au coronavirus en une journée, après une légère baisse ces deux derniers jours.

Il faut remonter à la mi-mai pour trouver un bilan de décès sur 24 heures plus lourd que celui de mardi (1680 morts le 15 mai).

Le nombre total de cas de COVID-19 diagnostiqués aux États-Unis dépasse désormais les 4,34 millions, et le pays déplore plus de 149 000 morts depuis le début de la pandémie, ce qui en fait de loin le plus endeuillé au monde.

Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les États-Unis voient depuis fin juin l’épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l’ouest du pays.

Il y a deux semaines, les nouvelles infections diagnostiquées chaque 24 heures ont dépassé les 60 000 durant douze jours consécutifs (dont trois jours à plus de 70 000).

La Floride inquiète particulièrement. Avec 186 décès en un jour mardi, elle a dépassé les 6000 morts au total. Elle est désormais le deuxième État à recenser le plus de cas (plus de 440 000 au total), derrière la Californie.

Ces deux États ont dépassé le nombre d’infections détectées à New York, qui a longtemps été l’épicentre de l’épidémie américaine, mais où elle est désormais sous contrôle.

Face à l’explosion des nouvelles contaminations, les experts craignent que la courbe des morts ne suive la même trajectoire, avec retard, puisque le consensus scientifique est que la vague de décès suit de trois ou quatre semaines celle des infections.

Elle a déjà commencé à remonter. En fin de semaine dernière, le nombre de morts recensés avait dépassé la barre des 1000 décès quatre jours de suite, ce qui n’était pas arrivé depuis fin mai.

Ces niveaux ne sont toutefois pas encore équivalents à ceux enregistrés aux États-Unis fin avril, lorsqu’une bonne partie du pays était confinée et que la barre des 2000 décès journaliers était régulièrement franchie.